Le chaud et le froid: désert du Taklamakan et montagnes Tian Shan

Apres une semaine tranquille a Xining, nous nous mettons en route pour la derniere etape en Chine. A l’ouest toute !

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Le desert du Taklamakan apparait assez vite, et avec lui, la chaleur et le vent… De face, évidemment !

Nous y roulons 3 jours, la monotonie du paysage étant heureusement rompue par de magnifiques dunes faconneees par le vent, habitees par de beaux chameaux.

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Ca fait marrer ce vent de face !

Ca fait marrer ce vent de face !

La distance a parcourir, trop longue par rapport au visa, nous contraint au camion-stop, tres facile en Chine. Nous zappons donc 500 km desertiques, sans regrets.

Au lieu de suivre la route « classique » de la soie, de Urumqi vers Kashgar, nous décidons d’obliquer vers le Kazakhstan. Ce choix nous permet d’éviter la monotonie du désert en empruntant la superbe route dans les Tian Shan, cinquième relief du monde après l’Himalaya, les Andes, les Rocheuses et le Pamir. Quel régal de retrouver de la verdure, de camper au bord de la riviere, et de parcourir un paysage vallonné, qui nous fait passer des soirées frisquettes a 3200m.

La frontiere desert-montagne, tres marquee

La frontiere desert-montagne, tres marquee

Col verglacé et venteux: marche obligatoire pour ne pas rentrer dans les camions qui passeront la nuit la

Col verglacé et venteux: marche obligatoire pour ne pas rentrer dans les camions qui passeront la nuit la

Les parfums d’Asie Centrale se précisent un peu plus a chaque kilometre: physionomies, gastronomie (des nans!), bazars, langage typé turque avec toujours la grammaire du Mandarin… Le changement est progressif et divertissant.

Notre passage dans la derniere ville importante avant la frontiere resume assez bien nos impressions de la Chine: un jeune homme nous invite au restaurant, un magasin nous offre une chambre a air et l’entretien du vélo, pendant que l’on parle avec les mains pour expliquer la raison de notre presence ici. Et lorsque l’on repart, les camions dont certains mériteraient la mention de CONVOI EXCEPTIONNEL se font un plaisir de nous tailler un short sur la route 🙂 .

Alors la Chine, qu’en penser ?

Ce pays, tout en contrastes, nous a hypnotisé, fasciné, parfois agacé et souvent charmé. Les 4×4 tout neufs, smartphones dernier cris et dépenses a tout va témoignent du developpement rapide de ces dernieres decennies. Pendant ce temps, les régions que nous avons traversées semblaient hors du temps: peu de mécanisation dans les champs, vetements en peaux de betes, vies nomades… Dur de résumer un si grand pays: ce n’est pas la Chine que nous avons traversée, mais LES Chines. Hans, Huys, Hmongs, Tibetains, Ouigours: autant de cultures, d’identités distinctes, pour l’instant du moins.

Apprendre les rudiments de la langue nous a permis une approche du pays plus facile: désarmorcer les situations compliquées, faire la conversation au camionneur, rassurer les serveuses paniquées… 😉

Au niveau vélo, pour peu que l’on se donne la peine de prendre les routes secondaires pour éviter les routes a camions, c’est un grand OUI ! Les paysages grandioses nous ont enchantés, et le dépaysement était total. Nous y reviendront avec plaisir, ce n’est une surprise pour personne que l’immensité du territoire chinois demande une vie complete pour l’explorer !

PS: Un jour le vent a tourné, resultant a sans doute le record du voyage : une journee, pourtant pas descendante, a 180 km !

  • Evangeline Pollard

    Ah, la magie du vent dans le dos! 180km, ça va être dur a battre!